Le média de la culture urbaine consciente
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Le Streetwear est mort, vive le Streetwear
Comment la culture s’est fait avaler par le luxe — et pourquoi une nouvelle vague reprend le flambeau.
Cet article va peut-être bousculer quelques certitudes. Lifsa a posé sa plume sur un sujet qui divise : le streetwear qu’on connaissait existe-t-il encore ? Ou bien on court tous après un fantôme pendant que les vraies choses se passent ailleurs?
EN CE MOMENT
EN CE MOMENT
Comment la culture s’est fait avaler par le luxe — et pourquoi une nouvelle vague reprend le flambeau.
Voyage au cœur du terrain le plus légendaire du streetball mondial. Ce qu’il raconte de la culture de rue, du basketball, et de nous.
Les marques ont appris à parler vert. Voici comment décoder leur discours — et repérer celles qui agissent vraiment
LES TERRITOIRES

Le vêtement parle. On décode.
Un hoodie, c’est une histoire. Une paire de sneakers, c’est une appartenance. Un t-shirt vintage, c’est une mémoire.
Le streetwear a toujours été plus qu’une tendance. C’est un langage né dans la rue, façonné par ceux qui avaient quelque chose à dire avant d’avoir les moyens de le crier.
Aujourd’hui, ce langage est partout. Sur les podiums. Dans les centres commerciaux. Sur les feeds sponsorisés. La question devient : qui parle encore vraiment ?

Le terrain raconte ce que les stats ignorent.
Un rectangle de béton. Deux paniers. Pas d’arbitre. Pas de contrat. Pas de caméra officielle.
Et pourtant, c’est là que tout se joue.
Le playground est une école. Une scène. Une famille. Un tribunal où le respect se gagne à chaque possession. Ici, ton nom ne vaut rien — seul ton jeu parle.

La ville est une galerie. Le mur est une tribune.
Avant les musées, il y avait les tunnels. Avant les vernissages, il y avait les missions nocturnes. Avant la reconnaissance, il y avait le risque.
L’art urbain est né d’un besoin : exister dans l’espace public. Marquer le territoire. Dire “je suis là” quand personne ne te regarde.
Aujourd’hui, certaines fresques valent des millions. D’autres sont effacées au karcher avant le lever du jour. Entre les deux, il y a tout un monde à documenter.

La culture urbaine peut montrer la voie.
Le streetwear est né de la récup’. Du détournement. De la débrouille. Transformer un workwear en statement. Customiser ce qu’on ne pouvait pas s’acheter neuf. Faire durer.
Quelque part en route, on a oublié. Les drops sont devenus hebdomadaires. Les collections, jetables. Les placards, saturés.
Et si on revenait aux fondamentaux ? Et si la culture urbaine, née de la contrainte créative, devenait pionnière de la mode responsable ?
Un média, c’est un regard. Une façon de voir le monde, de le questionner, de le raconter.
Ici, on prend position. On partage nos convictions. On dit ce qu’on pense de la culture urbaine, de ses évolutions, de ses contradictions, de ses promesses.
Les éditos sont le cœur battant de Pourquoi Pas Now. L’endroit où on pose les mots sur ce qui nous anime.
PPN



